Planification à long terme de la lutte contre les inondations en République dominicaine

La République dominicaine doit, comme d’autres petits États insulaires en développement, relever des défis liés au développement durable, notamment ceux liés à la fragilité de ses écosystèmes et à la dégradation de son environnement. Exposé à des menaces naturelles et à des menaces liées à l’activité humaine, le pays est extrêmement vulnérable au changement climatique et est de surcroît très pauvre. Étant donné que 96 % de sa population vit dans des zones côtières souvent frappées par des cyclones, la République dominicaine est le 11e pays le plus vulnérable selon l’indice mondial des risques climatiques de 2017 (Maplecroft, 2017). Le pays dépend fortement du tourisme et compte parmi le 20 pays dont l’économie est la plus exposée au risque de catastrophes naturelles.La République dominicaine se situe à la 69e place du classement selon l’indice de l’AMCC+. Le pays se distingue par des tempêtes fréquentes et par de fortes inégalités (indice de Gini) selon la carte de l’AMCC+ et son indice s’établit à 3 sur 5 dans le rapport mondial sur le risque de catastrophe.

domenicanEn République dominicaine, le projet de l’AMCC+ consistera à appuyer la planification de l’adaptation à long terme pour créer une résilience durable aux phénomènes climatiques extrêmes. L’AMCC+ prévoit en particulier d’élaborer une approche intégrée pour inscrire l’adaptation au changement climatique et la réduction des risques de catastrophes dans la planification et la programmation du développement national et améliorer leur efficacité. L’AMCC+ s’emploiera également à améliorer la résilience des communautés et les moyens de subsistance à l’échelle nationale ainsi que dans la province d’El Seibo, qui a été très durement touchée par des phénomènes climatiques extrêmes tels que des sécheresses et des inondations.En 2015, cette province a connu une grave sécheresse qui a causé de lourdes pertes dans l’agriculture et l’élevage. De plus, les ouragans Irma et Maria qui l’ont frappée en septembre 2017 ont provoqué des inondations et ont endommagé les infrastructures. Selon l’Office national de météorologie (ONAMET), la province d’El Seibo compte parmi celles où les précipitations ont été les plus fortes (400 millimètres) durant l’ouragan Maria.

Face aux prévisions annonçant l’augmentation du nombre d’inondations dévastatrices, le projet de planification de l’adaptation à long terme de l’AMCC+ renforcera la résilience des communautés et réduira leur exposition au changement climatique et aux catastrophes naturelles grâce à des solutions fondées sur la nature dans des zones côtières vulnérables (restauration et protection des mangroves, conservation des dunes et cartographie des côtes) et à l’amélioration du système de suivi climatique et de contrôle des catastrophes. Ce projet prévoit de cartographier les zones relevant de la gestion côtière intégrée, de restaurer les zones côtières dégradées et de promouvoir l’agriculture durable et la conservation des forêts.

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